where can you buy fake yeezys:Let us say that my commitment

You see, my case is not very representative because if Djibouti was a French colony, it is an accident of history. It is the only country in the region to have experienced French domination. Historically, Djiboutian intellectuals have turned to the Arab world rather than to France for their intellectual nourishment. In fact, today in Djibouti, the problem is not the erosion of French influence, but the abyssal vacuum that reigns there. The Djiboutians live in an intellectual desert where no thought has come to take the place abandoned by French studies.

Your first books were deeply engaged politically, anti-colonial, anti-totalitarian. Are you still a committed writer?

Let us say that my commitment has expanded and it now marries the breath and the scale of the world. Beyond the fate of my country, I am now interested in broader issues, ecology, the treatment of animals in modern societies, for example. When I started writing, it was not necessarily the famine that regularly affects my part of the world to the deterioration of the environmental situation in general. We know today that the melting of glaciers in Greenland is not unrelated to the drought that regularly strikes East Africa. Politically, I remain a faithful companion of the Djibouti opposition and whenever necessary, I put my voice at the service of the opposition and the causes that it defends.

where can you buy fake yeezys:Let us say that my commitment

Voyez-vous, mon cas n’est pas très représentatif car si Djibouti a été une colonie française, c’est un accident de l’histoire. C’est d’ailleurs le seul pays de la région à avoir connu la domination française. De tout temps, les intellectuels djiboutiens se sont tournés vers le monde arabe plutôt que vers la France pour leur nourriture intellectuelle. En fait, aujourd’hui à Djibouti, le problème n’est pas l’érosion de l’influence française, mais le vide abyssal qui y règne. Les Djiboutiens vivent dans un désert intellectuel où aucune pensée n’est venue prendre la place abandonnée par les études françaises.

Vos premiers livres étaient profondément engagés politiquement, anti-coloniaux, anti-totalitarisme. Etes-vous toujours un écrivain engagé ?

Disons que mon engagement s’est élargi et il épouse aujourd’hui le souffle et l’envergure du monde. Au-delà du destin de mon pays, je m’intéresse aujourd’hui à des questions plus vastes, à l’écologie, au traitement réservé aux animaux dans nos sociétés modernes, par exemple. Quand j’ai commencé à écrire, on ne liait pas nécessairement la famine qui frappe régulièrement ma partie du monde à la détérioration de la situation environnementale en général. Nous savons aujourd’hui que la fonte des glaciers à Groenland n’est pas étrangère à la sécheresse qui frappe régulièrement l’Afrique de l’Est. Politiquement, je reste un compagnon de route fidèle de l’opposition djiboutienne et chaque fois que c’est nécessaire, je mets ma voix au service de l’opposition et des causes que celle-ci défend.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *